Présidentielle. Second tour.

0 commentaires

Communiqué de presse

Je félicite très sincèrement Emmanuel Macron pour son élection. Je me réjouis de la faiblesse du score de l’extrême droite en Bretagne. Une fois de plus, les responsables politiques sont interpellés par le record d’abstention et de votes nuls.

A situation atypique, réponse exceptionnelle : plus que jamais chacun doit prendre ses responsabilités. Pour éviter de revoir l’extrême droite au second tour en 2022, le nouveau Président de la République doit garantir le redressement du pays au bénéfice de tous.

Je suis prête en tant que socialiste à mettre mes convictions, mon expérience et ma loyauté au service de cette ambition.

Marie-Anne Chapdelaine

Second tour : mobilisation !

0 commentaires

 

La présence du FN au second tour est un choc pour notre pays. Nous vivons un tournant politique car – à l’inverse de 2002 et du 2nd tour J. Chirac contre J. M. Le Pen – nous étions prévenus du risque politique. C’est également un tournant social et médiatique car les réactions sont beaucoup moins vives qu’en 2002 : l’indifférence gagne du terrain.
Sur notre territoire, les scores du Front National sont largement inférieurs à sa moyenne nationale. Cela ne doit pas nous faire oublier que le FN est arrivé en tête dans plus de 40 départements et dans de nombreuses collectivités.
Aucun service à la France ne sera rendu par un vote pour le Front National. L’extreme droite jette les français les uns contre les autres en créant des catégories de Français.
Marine Le Pen Présidente ? ça, jamais ! Il faut faire barrage à l’extreme droite et voter pour la République.
Vous pouvez compter sur ma mobilisation pour défendre nos valeurs républicaines. J’en appelle à la votre, tout particulièrement le Dimanche 8 Mai afin que vous votiez, comme je le ferai, pour Emmanuel Macron.

Marie-Anne Chapdelaine

 

Entre deux tours.

0 commentaires

 

Je me suis exprimée dés Dimanche soir et sans aucune réserve ni hésitation : pas une voix ne doit manquer à Emmanuel Macron le Dimanche 7 Mai, pour faire barrage aux idées éminemment dangereuses du FN. De son score et de la participation au second tour dépendront sa légitimité à défendre les valeurs républicaines que certaines et certains veulent anéantir, et pas que dans les rangs du FN. Aussi, E. Macron doit être largement élu.
Sur notre circonscription,  notre candidat B. Hamon fait un score de 11.6% des suffrages – à rapprocher de son score national de 6.3% – 33.5% pour E. Macron, 22.9% pour J.L.  Mélenchon, 15.2% pour F. Fillon, 9.9% pour M. Le Pen, 3.6% pour N. Dupont Aignan, 1% pour P. Poutou, 0.7% pour F. Asselineau, 0.6% pour N. Arthaud et J. Lassalle, 0.2% pour J. Cheminade.
Le vote de gauche  - j’y associe en plus du vote socialiste notamment, une large part des électeurs de J. L. Mélenchon et E. Macron – est majoritaire sur la circonscription. Ce score n’échappe pas au contexte politique régional ou national qui lui même reflète ce que nombre de pays européens ont vécu avant nous : une crise de la gauche de gouvernement.
Je suis parfaitement consciente de l’ampleur de la défaite pour le candidat de ma sensibilité politique. Je le nuance juste à la lumière de ce vote massif de gauche, de ce taux de participation qui sur notre circonscription est de 2.5% supérieur au taux national, à ce score du FN plus de deux fois inférieur au résultat national. J’en profite pour saluer toutes celles et ceux qui, élus, salariés et bénévoles se mobilisent pour le bon déroulement de nos échéances électorales.Détermination, mobilisation et rassemblement pour défendre et porter nos valeurs de gauche : voilà ce à quoi le scrutin de Dimanche 7 mai nous appelle.

 

Nouveaux droits et accès aux droits

0 commentaires

 

logo_mesdroitssociaux.gouv.fr_MesDroitsSociaux_Logo_FC_20170213

 

A l’issue de ce mandat, de nombreuses réformes ont créé, précisé ou renforcé les droits sociaux de tout un chacun. Cette volonté d’une société plus juste s’est accompagnée également d’un accès simplifié à ces mêmes droits.
Accédez au portail « mesdroitssociaux.gouv.fr »  qui fait écho à cette détermination politique.
Retrouvez également  le lien vers le communiqué de presse et le dossier de presse s’y référant.

 

 

Même si j’avais su je serais venue !

0 commentaires

Edito

« Si j’aurais su,  j’aurais pas venu » disait Tigibus dans « La guerre des boutons ».

Toutes celles et tous ceux qui portent des idées progressistes sont chahutés – voire violentés – dans leur for intérieur par la remise en cause des principes qui ont fondé notre engagement et par une radicalisation sans précédent du programme des Droites, républicaines ou non.

Dans un tel contexte, il est humain de se chercher, de douter parfois, de se demander – comme Tigibus – si tout cela en vaut bien la peine. Pour ma part, lorsqu’il y a doute, il s’efface vite devant certaines réalités :
- une misère sociale à combattre en permanence et son corollaire, la prééminence d’une action publique qui ne doit jamais baisser les bras car seule vouée à réduire les inégalités ;
- la nécessité de soutenir celles et ceux qui osent, associativement en fédérant les temps libres ou économiquement en créant puis redistribuant de la richesse ;
- les premiers résultats d’un quinquennat que l’Histoire jugera moins sévèrement que l’actualité ;
- une droite républicaine qui copie sa droite extrême et une extrême droite qui séduit plus que jamais.

Bref, entre ceux qui créent des ponts ou des murs, comme le dit si bien Jean-Michel Le Boulanger, vice-président du Conseil régional de Bretagne, il importe d’accompagner les constructeurs de ponts.

Que la situation politique soit inédite — une incapacité de la gauche à s’unir, deux candidats de droite aux comportements individuels indécents et inquiétés par une justice libre -  ne doit pas laisser à penser que la sortie de crise est à inventer : elle ne porte qu’un nom, le rassemblement. Ce qui reste à inventer, c’est son périmètre. Voilà où nous sommes attendus, nous qui sommes en situation de responsabilité politique.

Aussi, je ne vois aucune raison d’encourager celles et ceux d’entre nous — je parle du peuple de gauche — qui stigmatisent les choix complexes que chacun est amené à prendre dans cette présidentielle. Au contraire, je crois depuis le début en un axe qui réunira EELV, le PS et le mouvement « En marche ». Nombre d’électeurs d’extrême Gauche le rejoindraient conscients de cette nécessité politique à l’heure de la remise en cause des principes républicains dans nos frontières ou à leurs portes. Il nous reste 37 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle et nous sommes à 51 jours d’un second tour que le parti socialiste n’a jamais vu d’aussi loin. Et ma sensibilité espérerait la gagner en caricaturant le mouvement En Marche ? Fausse route !

Je ne fais pas de politique pour être dans l’opposition : regarder passer le train ne m’intéresse pas quand je vois les urgences sociales qui restent à satisfaire. Je fais de la politique pour donner sens et priorités à l’action publique, pour libérer l’esprit d’entreprendre. Je ne regrette donc jamais d’être venue en politique quand bien même la situation se révèle de plus en plus complexe. Cessons les tweets qui fustigent, les post sur facebook qui laissent à croire que notre bon mot entrera au Panthéon des citations de l’Histoire de France. Que chacun trace la route de son candidat, consacre ses efforts à le faire gagner. Entre les programmes d’Emmanuel Macron et de Benoît Hamon il n’y a pas plus de distance qu’il n’y en avait initialement entre celui d’EELV et celui du PS : tous ont un maître mot, celui d’une république progressiste. Et si il y a des points de désaccords structurants, gageons que les accords politiques — et assumons qu’il y en aura ! — permettront de les surmonter.

Tigibus est un enfant. La politique, ce sont des rêves d’enfance portés par des adultes : moins tendres certes, mais un accord politique ne fait pas toujours un instant d’émotion pure. Assumons donc, chacun dans son rang, les erreurs qui nous ont portées à ce point de crise politique, et n’insultons pas l’avenir dès lors qu’il est porté par des gens de progrès. La complexité du rassemblement en nombre sera bien plus utile que la simplicité de la défaite à quelques uns. Voilà pourquoi dans cette séquence politique, chacune des difficultés me porte vers l’action et au rassemblement le plus large de la gauche et des progressistes.

Marie-Anne Chapdelaine. Députée

Soutien de Benoît Hamon

Pas que le 8 mars.

0 commentaires

Edito

A l’heure du bilan du quinquennat, dans une actualité politique dangereusement autocentrée sur les errements d’un des candidats à la Présidentielle, il me tient à cœur de revenir régulièrement sur les avancées régulières et pérennes obtenues sous le mandat de F. Hollande. Et en ce 8 Mars spécifiquement pour défendre les droits des femmes.

Nos priorités ont précisément été définies:

1. UNE LUTTE SANS RELÂCHE CONTRE LES VIOLENCES

La loi contre le harcèlement sexuel du 6 août 2012 a été la première loi du quinquennat. La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes  a permis quant à elle la généralisation du téléphone grand danger, l’éviction du domicile du conjoint violent, la mise en place de stages de responsabilisation pour les auteurs de violences, le renforcement de l’ordonnance de protection. Le Gouvernement a  aussi doublé  les moyens spécifiques consacrés aux violences faites aux femmes (plan interministériel 2014-2016). Un protocole a été établi pour réaffirmer le principe du dépôt de plainte et améliorer la réponse apportée à toute femme qui révèle une situation de violences auprès de la police ou de la gendarmerie sur le plan judiciaire et social. Le nombre d’intervenants sociaux dans les commissariats et brigades de gendarmerie a été doublé.

2. L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE PROGRESSE

Près de 70% des entreprises de 1 000 salariés et  un tiers des entreprises de plus de 50 salariés sont désormais couvertes par un accord ou plan d’action pour l’égalité professionnelle. Une très récente étude de l’INSEE démontre que les avancées en termes d’égalité salariale homme femme sont significatives.

3. LE PLAFOND DE VERRE SE FISSURE

La loi du 4 août 2014 a avancé l’obligation de présence de 40% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises cotées à 2017. Au sein de l’État, une politique active a été engagée pour la féminisation de l’encadrement.

4. UNE MEILLEURE PARITÉ DANS LA VIE PUBLIQUE

La stricte parité respectée au sein même du Gouvernement constitue un progrès historique. Grâce à l’instauration de l’élection des conseillers départementaux en binômes paritaires, les conseils départementaux comptent désormais  50% de femmes, contre 13% dans les conseils généraux auparavant. 16 000 conseillères municipales supplémentaires ont aussi été élues en mars 2014, grâce à l’extension de la parité pour les communes de 1 000 habitants et plus, en introduisant le scrutin de liste pour ces communes. La loi du 4 août 2014 instaure le doublement des pénalités pour les partis politiques en cas de non-respect de la parité pour les élections législatives.

5. UN ACCÈS À LA RETRAITE PLUS JUSTE

La validation des trimestres de retraite pour les salariés à temps partiel se fait désormais dès la réalisation de 150 heures de travail par trimestre. Et les trimestres d’interruption au titre du congé de maternité seront mieux pris en compte : depuis le 1er janvier 2014 sont validés autant de trimestres que de périodes de 90 jours de congé maternité.

6. DES VIES PERSONNELLES ET PROFESSIONNELLES MIEUX ARTICULÉES

Le plan pour le développement de solutions d’accueil supplémentaires mis en place au début du quinquennat a permis d’accélérer la création de nouvelles places en crèche. Pour les femmes des quartiers prioritaires, le modèle de crèches à vocation d’insertion professionnelle s’est développé. Le congé parental a été réformé, pour raccourcir la durée moyenne d’éloignement du travail des mères et favoriser l’implication des pères. Une période de la prestation indemnisant le congé parental est désormais réservée au second parent (6 mois pour une première naissance, 12 mois pour les suivantes). Une autorisation d’absence pour le conjoint salarié des femmes enceintes a également été adoptée, pour leur permettre de les accompagner aux échographies dans le cadre d’une grossesse.

7 . LES FAMILLES MONOPARENTALES MIEUX SOUTENUES

L’allocation de soutien familial, qui soutient les parents isolés, est progressivement revalorisée pour atteindre + 25 % hors inflation d’ici 2018. La garantie contre les impayés de pensions alimentaires a été généralisée au 1er avril 2016. Ce dispositif comprend des mesures de soutien et de conseil aux familles ; un accompagnement à la fixation de la pension alimentaire par le juge aux affaires familiales ; le droit à un montant de pension alimentaire minimal pour l’ensemble des parents – le plus souvent des mères – isolés ; des mesures de renforcement des dispositifs de recouvrement sur les débiteurs défaillants.

8. UN ACCÈS À L’IVG ET À LA CONTRACEPTION CONSOLIDÉ ET AMÉLIORÉ

L’accès réel à l’IVG et à la contraception a été facilité, avec la prise en charge à 100% de tout le parcours (consultations, analyses, échographies), l’accès gratuit et confidentiel à la contraception pour les mineures de 15 à 18 ans, la gratuité de la pilule du lendemain à l’université, et le renforcement d’une offre IVG de proximité sur le territoire. La loi a aussi supprimé la « notion de détresse » et le délai minimal de réflexion de sept jours, pour qu’il soit clair qu’une femme n’a pas à justifier sa demande d’IVG. L’information a également été renforcée avec l’ouverture d’un site internet de référence (ivg.gouv.fr) et le lancement, en septembre 2015, d’un numéro national d’information (0800 08 11 11), anonyme et gratuit, sur les sexualités, la contraception et l’IVG. Récemment nous venons de voter une loi sur le délit d’entrave à l’IVG.

9. LES STÉRÉOTYPES SEXISTES combattus

Dans les médias, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a désormais un rôle déterminant ; il  demande chaque année aux chaînes de lui transmettre des indicateurs qualitatifs et quantitatifs sur la représentation des femmes et des hommes dans leurs programmes. A l’école, la formation à l’égalité filles-garçons pour les enseignants et cadres de l’éducation nationale est généralisée. Des séquences pédagogiques enrichies seront préparées par les enseignants à partir d’outils rénovés et simplifiés. L’égalité entre les filles et les garçons sera inscrite dans les projets d’école et d’établissement : sur ce point précis il nous faudra revenir car c’est un sujet majeur.

10. L’ENTREPRENEURIAT ENCOURAGÉ

Un plan Entrepreneuriat a été mis en place pour faciliter l’accès au crédit et l’accompagnement des femmes créatrices en mobilisant les ministères, la Banque publique d’investissement, l’APCE, la Banque de France, la CDC, les régions, CCI France et les réseaux, etc.

Ce combat – car il s’agit bien d’un combat tant les résistances sont tenaces – ne souffre pas de relâchement. Il implique à sa mesure chacun d’entre nous dans sa dimension d’homme et femme engagés ou tout simplement de citoyen ou citoyenne.

Marie-Anne Chapdelaine

Proposition de loi : Devoir de vigilance des sociétés mères

0 commentaires

Quatre ans après la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh qui avait tué plus d’un millier d’ouvriers et fait plus de 2000 blessés, la France et le législateur ont su apporter les réponses nécessaires pour mettre les sociétés donneuses d’ordre devant leurs responsabilités.

Nous avons définitivement adopté à l’Assemblée nationale, avec l’unanimité des groupes de gauche, la loi relative au Devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre. Les grandes entreprises françaises qui sous-traitent leurs productions dans les pays à mains d’œuvre à bas coûts ne pourront plus négliger ou ignorer les atteintes aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, les dommages corporels ou environnementaux et les risques sanitaires. Le cadre de leurs obligations (plan de prévention…) et les sanctions afférentes sont par celle loi précisément définis.

Ce texte est une avancée historique qui sera un exemple et une source d’inspiration pour élargir ce dispositif sur l’ensemble de l’Europe.

b_1_q_0_p_0         Pour connaitre précisément son contenu, c’est  ICI

Obligations comptables des partis politiques et des candidats

0 commentaires

 

Marie Anne Chapdelaine est intervenue Mercredi 22 Janvier dans le cadre de l’examen de la proposition de loi sur les obligations comptables des partis politiques en période électorale.
De nombreuses mesures ont été votées depuis 2012 pour renouer le lien de confiance entre les élus et les citoyens: création d’une haute autorité pour la transparence de la vie publique, publication des déclarations de patrimoines et d’intérêts des parlementaires, renforcement de l’ouverture des données publiques, nouveaux dispositifs de lutte contre la corruption dans la loi Sapin 2, loi sur le non cumul dont l’effet l’optimum sera le plus visible dans quelques semaines, parité en politique, sanctions renforcées dans le cumul d’activités non respecté par les parlementaires, renforcement de l’autorité judiciaire… Cette proposition de loi est une étape de plus.
Retrouvez son intervention….



Audition de J. Toubon, défenseur des Droits

0 commentaires

La commission des lois auditionnait J. Toubon, défenseur des Droits, mardi 21 février, sur la présentation de son rapport annuel avant publication. J’ai souhaité l’interroger sur l’accès aux droits des plus fragiles, le lien des citoyens avec les forces de police, sur la nécessité d’organiser la revendication…

Retrouvez mon intervention :



et les réponses du Rapporteur à mes questions :

Co-écriture de la loi : participation à une table ronde

0 commentaires

Marie-Anne Chapdelaine était présente le 2 février à la Journée de l’innovation du Droit et du Chiffre (JINOV). Son atelier consistait à faire part de ses expériences sur la co-écriture de la loi en tant que députée.

L’occasion pour elle de :

  • - rappeler les avancées réalisées de l’élaboration du projet de loi pour une République numérique, projet de loi Biodiversité… ;
  • - promouvoir de nouvelles méthodes d’écriture de la loi grâce à des participations citoyennes par le biais d’outils numériques. Ils ne sont pas les seuls moyens mais ils offrent de nombreuses possibilités ;
  • - inviter les différents acteurs notamment professionnels à contribuer à ce nouveau processus d’écriture pour ainsi repenser le rapport des citoyens à la loi.

Vous retrouverez, ci-dessous, un lien vers un article reprenant les réflexions ouvertes lors de cette table-ronde et les positions de Marie-Anne Chapdelaine :

lemondedudroit_logo           JINOV-cocreation-Loi

Envie de réagir

0 commentaires

Edito.

Depuis dimanche soir, plus que de coutume, je lis, j’écoute… Et plus que jamais j’ai envie de réagir. 
 
J’ai fait le choix de soutenir Manuel Valls, en conscience. J’ai toujours su ce choix plus complexe que celui de soutenir Benoît Hamon. Plus risqué également, chacun de nous étant conscient depuis des semaines qu’il était plus difficile de défendre le bilan que de le dénoncer. Or il y a un bilan que le temps ne tardera pas à reconnaître à sa juste valeur.
 
Mais ai-je été élue pour choisir les soutiens les plus confortables ? Certainement pas et j’affirme que mon parcours de parlementaire témoigne de ma fidélité aux électeurs, à ma sensibilité politique. Il est parfois plus courageux de se taire que de parler aux micros, de voter « pour » que « contre » : la salle des 4 colonnes à l’assemblée souffre de ces égos démesurés qui s’y complaisent.
 
A ce stade de mon engagement de militante, j’ai donc quelques difficultés à entendre sur mes bancs ou ceux opposés que nous n’aurions pas compris ce qui se passe, que nous nous éloignons du peuple. Je suis depuis 2012 – et bien avant pour qui me connait – sur le terrain, au contact des gens, des associations, de la misère. Cessons donc de croire que les soutiens de M. Valls sont déconnectés et ceux de B. Hamon  en phase avec la société. L’un et l’autre sont de parcours similaires, essentiels à notre parti,  dans leurs forces et faiblesses.
 
Parce que notre choix n’est pas celui sorti grand vainqueur du scrutin de dimanche, alors nous serions dans le faux ? Dans l’erreur ? Stratégiquement, je l’entends. Mais sur le plan des convictions, sur le plan du « parler sincère », ne peut on entendre qu’un parlementaire puisse faire le choix de ses convictions plutôt que celui du calcul ? Notre démocratie serait elle à ce point pervertie qu’elle ne peut admettre la sincérité des engagements ?
 
Pour ma part, je soutiens M. Valls : ses compétences acquises hier correspondent à celles qui seront exigées demain ; son programme est réalisable et « réformera sans casser » comme le signalait B. Cazeneuve dans sa déclaration de politique générale. Je n’ai désormais qu’un souci : la France, demain. Je m’identifie plus difficilement dans le programme de B. Hamon, qu’il s’agisse de notre capacité à financer du revenu universel, de sécurité, de réforme de nos institutions, de 49-3 citoyen… Sur ce dernier point, son existence aurait elle permis d’adopter le loi sur le mariage pour tous ? La question doit être posée. Ce sont mes convictions à la place qui est la mienne. Tout cela n’enlève rien à B. Hamon, à l’égard duquel un procès en incompétence serait aussi malhonnête qu’infondé. Je fais juste le pari d’un homme, sur la base de ma propre expérience, de ce que j’ai vécu tout particulièrement ces cinq dernières années. Je fais aussi le pari d’une vision de la gauche dans laquelle je veux me retrouver.

Que la Primaire aille à son terme, dans le respect des convictions de chacun et de la sincérité qui les accompagne. Viendra ensuite le temps du rassemblement.

 

Marie-Anne Chapdelaine
 

Les propositions de François Fillon sur l’immigration sont inutiles et inapplicables

0 commentaires

b_1_q_0_p_0

Veuillez prendre connaissance de la tribune que j’ai cosignée dans le Huffinton Post en cliquant ICI

Situation des adultes et enfants polyhandicapés.

0 commentaires

Marie-Anne Chapdelaine a interrogé Mardi 17 Janvier Mme Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat en charge des personnes âgées, sur la situation des enfants et adultes polyhandicapés quant au nombre de places en établissement.



Lettre ouverte à Manuel Valls

0 commentaires

Cher Manuel,

Soutien fidèle de François Hollande, j’ai souhaité prendre le temps de la réflexion et parfois même – pourquoi ne pas le dire tant notre vie politique a besoin de retrouver de la sincérité  – pensé rester en retrait non pas des primaires mais des logiques de soutien que notre parti organise. Mais ce serait incompréhensible : nous ne sommes pas élus pour rester neutres, ce ne serait pas à la hauteur des enjeux politiques du moment, ce serait contribuer à affaiblir une pratique politique nouvelle que le Parti Socialiste a su rendre incontournable. Notre système institutionnel souffre de difficultés structurantes qui nous obligent à participer à la réussite de ce qui est novateur et constructif.

Faire le choix de te soutenir n’est pas un exercice naturel au regard de mon parcours. Et pourtant il s’impose. Ce choix n’est pas évident car je n’ai pas partagé toutes tes prises de positions lors de cette mandature. Pour parler clair, si je sais qu’un chef de majorité doit trancher pour décider, j’ai vu une partie de la population, même dans nos soutiens, regretter des compromis insuffisamment recherchés. De longue date, j’ai pris le parti de privilégier l’intérêt général au regard de mon intérêt particulier : je ne compte pas dévier de cette ligne qui fait que lorsque je me coiffe devant ma glace je ne pense à aucune responsabilité politique future négociée en contrepartie de mes choix politiques.

Mon choix d’être à tes cotés s’impose à plus d’un titre pour continuer à « réformer sans abîmer, et moderniser sans détruire » comme l’a, si opportunément rappelé Bernard Cazeneuve dans sa déclaration de politique générale :

Pour assumer les grandes réformes des cinq dernières années : investissements dans l’éducation, la justice et la sécurité, effort constant pour le rétablissement des comptes publics, mise à égalité des fiscalités du patrimoine et du travail, renforcement de la justice fiscale, renforcement des remboursements médicaux tout en annulant presque entièrement le « trou » de la sécurité sociale, le non cumul, la transparence, la lutte contre la corruption et pour la protection des lanceurs d’alerte…

Pour porter un regard lucide sur des manques ou erreurs de cette même période : débat sur la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux, méthode de préparation de certaines réformes comme le CICE ou la loi travail…

Pour partager des diagnostics sur notre société et établir nos engagements collectifs.

J’attends de notre candidat qu’il soit un fervent républicain, un dirigeant politique aussi expérimenté que déterminé, qu’il sache reconnaître parfois ses erreurs et en tirer profit, qu’il se mobilise pour les plus faibles qui ont fait l’objet de notre attention permanente sans souvent en avoir été convaincus, qu’il soit promoteur d’une citoyenneté renouvelée. Je te soutiens donc avec détermination et convictions car je sais que ces qualités sont tiennes. Je n’oublie pas également ce que tu as fait pour les quartiers et notamment le Blosne à Rennes – tu y es venu deux fois, une fois en qualité de Ministre de l’Intérieur puis de Premier Ministre, tout comme Bernard Cazeneuve en 2015- Notre quartier bénéficie des décisions que tu as prises, qu’il s’agisse de réhabilitations des logements et commerces ou de renforts de sécurité.

Fédère tes soutiens, fais mentir tes contradicteurs, rassure ceux qui restent réservés en démultipliant les formidables qualités de rassemblement que je te connais, et tu seras celui qui dans la digne lignée de François Hollande réformera pour défendre les plus fragiles et éloignera les populismes. Invente surtout ce paradigme aimable qui nous manque tant.

Républicain assurément, exigeant et déterminé à n’en pas douter une seconde, en capacité nul n’en doute, tu es la bonne personne à la bonne place au bon moment.

Amitiés socialistes.

Marie Anne Chapdelaine
Députée d’Ille et Vilaine